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Abandon du projet de loi 1 : une impasse...
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Abandon du projet de loi 1 : une impasse créée par le ministre Jolin-Barrette

Abandon du projet de loi 1 : une impasse créée par le ministre Jolin-Barrette

Wendake, le 12 juin 2026 –

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) prend acte de l’arrêt des travaux entourant le projet de loi no 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, porté par le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette. Pour l’APNQL, cette issue confirme l’échec d’une démarche politique menée sans l’écoute, la rigueur ni le respect nécessaire à tout exercice touchant aux fondements constitutionnels et aux droits des Premières Nations.

Dès le dépôt de cette initiative, l’APNQL avait dénoncé avec fermeté un projet de loi colonialiste, centralisateur et fondamentalement incompatible avec l’exercice des droits préexistants des Premières Nations. Le 5 février dernier, lors de leur passage à la législature québécoise, des Grand.e.s chef.fe.s et Chef.fe.s de l’APNQL avaient directement interpellé le ministre Jolin-Barrette afin qu’il retire ce qu’il avait qualifié de « loi des lois », imposée sans véritable dialogue avec les Premières Nations concernées.

Or, malgré la gravité des enjeux soulevés, le ministre n’a consacré qu’en moyenne 30 secondes par Première Nation lors de ces échanges. Pour l’APNQL, cette attitude illustre clairement l’absence de volonté politique d’engager une véritable négociation de bonne foi, pourtant requise lorsqu’un gouvernement prétend redéfinir les bases du vivre-ensemble sur un territoire partagé et non-cédé. En refusant d’entendre les objections formulées, en écartant les principes de consentement, de respect mutuel et de reconnaissance des droits, Simon Jolin-Barrette a lui-même créé les conditions de l’impasse actuelle.

« Un véritable projet de vivre-ensemble doit reposer sur le débat, l’écoute, la reconnaissance et le respect. Or, dans ce dossier, le ministre Simon Jolin-Barrette porte l’entière responsabilité de l’échec de sa démarche. Il a choisi de faire la sourde oreille aux critiques exprimées non seulement par les Premières Nations, mais aussi par de nombreux acteurs de la société québécoise. Il a également ignoré les obligations constitutionnelles de la Couronne ainsi que les principes du droit international applicables aux peuples autochtones », a déclaré le chef de l’APNQL, Francis Verreault-Paul.

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12 juin 2026
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